Mission du CRITT Horticole à Djibouti : concevoir une agriculture durable au service de la formation et de la sécurité alimentaire

Le CRITT Horticole a participé à une mission à Djibouti dans le cadre d’un projet de coopération internationale visant à structurer une agriculture durable, capable de produire toute l’année, de renforcer la sécurité alimentaire et de créer des emplois locaux.
Ce projet repose sur un partenariat coordonné par Charente-Maritime Coopération, mobilisant l’Agrocampus de Saintonge, en charge de l’ingénierie pédagogique de la future formation, le CRITT Horticole, sollicité pour son expertise technique sur les serres ombrières et pour la préparation de l’aménagement du plateau technique expérimental de Douda, ainsi que l’Université de Djibouti, en lien étroit avec l’Ambassade de France, qui assure la coordination institutionnelle de l’ensemble du dispositif.
Former les acteurs agricoles de demain à Djibouti
L’un des piliers du projet est la création d’une licence professionnelle en agronomie appliquée au sein de l’Université de Djibouti.
Cette formation a pour ambition de former des conseillers agricoles et des chefs d’exploitation, en intégrant des compétences techniques directement applicables aux réalités locales : production en conditions arides, gestion de l’eau, cultures vivrières et adaptation au changement climatique.
Dans ce contexte, le CRITT Horticole a été sollicité pour contribuer à la conception d’une infrastructure pédagogique et expérimentale, destinée à accueillir les travaux pratiques, les démonstrations techniques et les essais agronomiques associés à cette formation.
Une mission d’expertise technique et de concertation locale
La mission, réalisée début décembre, a été confiée à Florent Glatard, ingénieur double diplômé en agronomie horticole et agronomie tropicale et maître d’œuvre en construction de serres au CRITT Horticole.
Son intervention a bénéficié de l’appui de Mathilde Beuriot, docteure en géographie du développement, forte de plus de 20 ans d’expérience en développement international.
Sur place, de nombreux échanges ont été menés avec :
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- les enseignants de l’Université de Djibouti,
- les représentants du Ministère de l’Agriculture,
- le CERD,
- ainsi que des exploitants agricoles locaux, rencontrés à Douda, Damerjog, Djibouti-ville et Dikhil.
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Ces rencontres ont permis d’ancrer le projet dans les réalités agronomiques, climatiques et socio-économiques du territoire.
Vers un cahier des charges pour une infrastructure pédagogique adaptée
À l’issue de cette mission, l’équipe travaille actuellement à la rédaction du cahier des charges destiné à consulter une entreprise de travaux pour la réalisation de l’infrastructure pédagogique.
Ce document s’appuiera directement sur les enseignements tirés des échanges de terrain, afin de proposer une infrastructure réaliste, durable et pleinement adaptée aux besoins locaux, tant pour la formation que pour l’expérimentation agronomique.
Un projet porteur de sens et d’impact
Au-delà de l’expertise technique mobilisée, ce projet revêt une dimension humaine et sociétale forte.
Pour Florent Glatard, cette mission fait profondément sens : contribuer à un dispositif dédié aux cultures vivrières, soutenir la montée en compétences locales et participer à un projet ayant un impact concret et durable sur le territoire est une source de fierté.
Ce déplacement a été vécu comme une expérience enrichissante et stimulante, nourrie par la qualité des échanges, l’engagement des partenaires locaux et la perspective de voir émerger, à Djibouti, un outil de formation et de production au service de l’agriculture durable.
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